🧉Ta dose Fammelette - juillet 2025
Épisode de Fammelette 💗 par Laurie Gubian · 6 juillet 2025 · 10 min
En juin, j’ai participé à un concours de nouvelles à chute. Si tu as raté ça, je te remets le lien :
J’ai perdu le concours.
Ce n’est pas grave.
Déjà parce que c’était une première pour moi. On ne peut pas tout réussir du premier coup !
Ensuite, parce que ça m’a permis de me lancer dans l’écriture d’un tout nouveau format. Je suis vraiment très heureuse d’avoir tenté l’expérience et j’ai déjà des lectrices qui attendent la suite !
Ce n’est pas la destination qui compte, mais le voyage.
Et c’est pour ça qu’il fallait que je demande un feedback.
Je devais comprendre pourquoi je n’avais pas gagné, mais j’étais surtout avide de découvrir si ma nouvelle avait touché des cœurs.
Retour des libraires Les Mots Bleus :
Nous avons vraiment apprécié l'histoire. On a trouvé qu'elle transmettait beaucoup de tendresse, que c'était sans doute personnel et bien construit. Nous avons senti le travail de recherches et d'écriture.
Il manquait toutefois pour nous une chute assez forte par rapport aux autres nouvelles reçues. L'insertion des poèmes est intéressant, mais peut-être sont-ils parfois un peu longs, ce qui peut faire perdre un peu le fil et nous sortir parfois un peu du format nouvelle.
Retour de Sandra Kirchner, écrivaine :
C’est une très jolie histoire (en plus ma mamie s’appelle Colette alors j’ai été encore plus touchée). Elle est bien construite et bien écrite. Cependant, c’est une nouvelle type “roman court” que tu as écrit et non une nouvelle à chute. Je pense que c’est pour cela que tu n’a pas été sur le podium.
2. Le coin des curiosités
Le mois de juin a été dense. Riche en lectures, en séries, en contenus de toute part. J’ai encore tant de choses à vous partager.
Mais à ce propos, j’ai une sensation ou peut-être est-ce une certitude : je n’arrive pas à écrire et lire en même temps.
Il me faut du temps. Un espace pour assimiler avant de pouvoir poser des mots. Écrire me demande de faire de la place, de digérer ce que j’ai vu, lu, entendu.Alors oui, il peut se passer un peu de temps entre deux newsletters. C’est le prix d’un contenu qui vient du cœur.
Ces dernières semaines, je me suis plongée dans plusieurs récits et histoires, mais s’il y en a un(e) que je recommande sans hésiter, c’est la série Kaboul.
Un coup de cœur.
La série nous plonge dans le Kaboul post retrait des troupes américaines, en 2021. C’est pas si vieux !
Parmi les histoires racontées, celle d’une jeune infirmière afghane m’a bouleversée. Elle noue une relation puissante avec une petite fille malade et orpheline, et décide de tout risquer pour lui permettre de fuir le pays.Il y a cette scène marquante : elles sont arrêtées par les talibans. L’un d’eux, comme épris de la jeune femme, tente de la convaincre de rester. Il lui promet protection, un avenir pour elle, pour son pays.Mais elle n’est pas dupe. Elle sait que dans cet avenir là , les femmes n’ont pas de place. Alors, elle ne recule devant rien. Elle continue. Jusqu’au bout. Jusqu’à l’aéroport, pour offrir à cette enfant ne serait-ce qu’une chance de vivre libre.
Une autre histoire m’a profondément remuée : celle d’un homme italien chargé de délivrer des visas. Devant lui, des files d’Afghans et d’Afghanes à perte de vue, entassé.e.s sous un soleil écrasant, espérant une issue.Les conditions sont rudes. Pas d’eau. Pas de toilettes. Et bientôt, plus d’espoir non plus.
Cette série m’a donc fait réfléchir à beaucoup de choses et réaliser (encore une fois) à quel point je suis privilégiée.
Prenons un exemple.
En mai, je suis allée dans un petit bar bien sympa avec une amie, un bar intimiste, trop intimiste même (elle seule comprendra). Pendant trois heures, on a parlé de tout. Et bien sûr, on a déblatéré sur nos relations.Parce que oui, dans un couple, il y a des engueulades. Parfois douloureuses, souvent pour des broutilles.
Dans ces moments-lĂ , quel soulagement de pouvoir aller boire un verre avec une copine pour vider son sac.
Et ce soir-là , je me suis sentie chanceuse. Privilégiée, même. D’avoir des oreilles bienveillantes, de pouvoir dire ce que j’ai sur le cœur sans peur du jugement ou de la répression.
Ce n’est pas le cas des femmes afghanes.Depuis peu, elles n’ont plus le droit de se rassembler. Plus le droit de parler entre elles. On leur a retiré leur voix.
Je vous laisse découvrir par vous même la bande d’annonce de la série Kaboul. Elle est disponible en intégralité sur MyCanal.
3. Le rituel ou l’exercice (à faire soi-même)
Ce mois-ci, j’ai envie de mettre en lumière la puissance de la reconnaissance, tout simplement. Au travail, avec une collègue avec qui je forme un super binôme, on rigole souvent du nombre de fois où on se dit « merci » chaque jour. Et pourtant, c’est juste trop précieux de se remercier. Ça fait du bien, vraiment.
Alors, voici mon petit défi pour toi : essaie de dire merci un peu plus souvent aux personnes autour de toi. Par exemple, si ta belle-mère t’achète tes crèmes caramel préférées, n’oublie pas de lui dire merci.
Mais ce qui rend le « merci » vraiment spécial, c’est de le dire dans le langage d’amour de la personne à qui tu t’adresses. Parce que chaque personne est différente :
* Pour certaines et certains, c’est par les mots d’affirmation : un simple « merci », sincère et chaleureux, suffit à toucher leur cœur.
* Pour d’autres, ce sont les gestes de service : des actions concrètes qu’on fait pour aider ou soulager l’autre, comme préparer un café, faire une course, ou réparer quelque chose.
* Il y a aussi les moments de qualité : accorder toute ton attention, prévoir un moment privilégié avec la personne comme un restaurant, un cinéma, une ballade.
* D’autres encore ressentent mieux la reconnaissance par les cadeaux, petits ou grands.
* Et puis il y a celles et ceux qui sont sensibles au contact physique : une poignée de main, une tape amicale, une accolade ou un câlin.
À toi maintenant de choisir la façon de dire merci qui parle vraiment à l’autre. Essaie, expérimente, et vois combien une marque de gratitude authentique peut renforcer tes liens avec cette personne.
Pour ma part, j’ai invité une collègue au restaurant, parce qu’elle m’a offert l’un des plus beaux cadeaux qu’on puisse recevoir : une intention vraiment forte. Elle a peint la maison de mes grands-parents à l’aquarelle, gratuitement, juste pour me faire plaisir. Il ne me reste plus qu’à trouver un cadre.
4. La phrase Ă garder / Ă partager
Je suis tombée sur une phrase qui m’est restée. Je ne sais plus où je l’ai lue pour être honnête avec toi, mais elle m’a marquée :
Montre aux autres que tu es sûre/sûr de toi et elles/ils te suivront !
Je trouve cette phrase hyper empouvoirante. Pas toi ?
C’est un peu comme ce moment où tu te présentes à un oral du bac (ou à n’importe quel autre oral), ultra bien préparé.e, et là … trou noir. Tu perds tous tes moyens. Et juste après toi, y’a ce camarade qui n’a rien fichu, mais qui déborde de confiance et décroche tous les points. Rageant, non ?
Parce que c’est vrai, au fond. La confiance, quoi qu’il arrive, ça se sent. Et ça donne envie de suivre, de croire, de s’engager.
Je fais souvent le parallèle avec la politique. Les femmes et les hommes (plus les hommes quand même) qui débarquent en costard, l’air fier. Ceux qui balancent des chiffres sans source. Ceux qui passent une interview télé sans préparation et sans pression. Et pourtant, on gobe tout. Pourquoi ? Pour trois raisons :
* On ne s’imagine pas une seconde qu’une figure d’autorité puisse nous mentir.
* Cette assurance débordante rend impossible le doute.
* En politique, il est courant (et accepté) de revenir sur sa parole. Ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera peut-être plus demain.
Alors, message pour ces dames, mais aussi pour vous messieurs, soyez “politiques”. On n’a pas toujours besoin d’avoir toutes les réponses. Parfois, il suffit juste d’une pointe de confiance en soi pour que les autres suivent.
Merci de tout cœur d’être allé.e au bout de cette newsletter ! 💖
Dis-moi dans le sondage ci-dessous quelle a été ta rubrique préférée ce mois-ci ?
Et sinon toi, qu’en penses-tu ?
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Ă€ propos du podcast
Le cardiogramme d’une milléniale sensible pour décoder le travail, la vie et tout le reste. fammelette.substack.com
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