Les meilleurs pires films
Épisode de J'adore ça | Cinéma, séries, jeux et science par J'adore ça · 24 août 2025 · 1 h 18 min
Baptiste et Etienne se plongent dans leurs souvenirs cinématographiques pour dresser un top 3 des meilleurs pires films : ces films cultes objectivement imparfaits qu’on continue d’adorer malgré tout. Entre nostalgie, effets spéciaux en caoutchouc et scénarios douteux, ils explorent ce qui fait le charme des navets cultes et pourquoi certains films marquent une génération même en étant mauvais.
Le classique français avec Jean Reno, Christian Clavier et Valérie Lemercier passe sous la loupe. Baptiste l’a récemment revu avec un ami et a dû admettre ce qu’il refusait de voir étant jeune : l’humour est grossier, le scénario part dans tous les sens, et les gags sont faciles. Pourtant, certains moments restent gravés, notamment la performance remarquable de Valérie Lemercier dans le rôle de la bourgeoise, et un effet de double rôle à l’écran qui avait époustouflé le jeune Baptiste, une prouesse rare pour l’époque.
Etienne défend ce désastre cinématographique qu’il a pourtant adoré. Sorti la même année que Les Visiteurs, ce film était pour lui le seul film de jeu vidéo de son enfance. Mario qui refuse de sauter, des Goombas méconnaissables, Toad transformé en guitariste, une ville appelée Dino-Manhattan : rien ne fait sens. Le scénario a été réécrit des dizaines de fois sans jamais fonctionner. Mais pour un enfant fan de Super Mario, le simple fait que le film existe suffisait à en faire un chef-d’oeuvre. La bob-omb portant des Reebok reste un souvenir impérissable.
Le film de Luc Besson avec Bruce Willis et Gary Oldman divise encore aujourd’hui : on l’aime ou on le déteste. Baptiste défend ce film qui, à sa sortie, proposait quelque chose de rare : une comédie de science-fiction spectaculaire avec un grand budget. Les costumes en caoutchouc, le criquet espion, la grève des éboueurs à l’aéroport, Aziz Lumière : autant de détails loufoques qui forment l’ADN d’un film unique en son genre. La question se pose : est-ce qu’un réalisateur comme Edgar Wright pourrait s’en emparer aujourd’hui?
Etienne se souvient d’avoir attendu sagement dans le couloir du cinéma pour voir ce film sorti trop vite après le premier. Le studio avait censuré les armes des tortues suite aux plaintes de parents, si bien que Michelangelo se bat avec des saucisses. Le grand méchant Shredder meurt… en s’écrasant lui-même sous un quai. Et Vanilla Ice livre un numéro musical embarrassant en plein milieu du film. Mauvais à tous les niveaux, mais indétrônable dans les souvenirs.
Le film d’Alain Chabat sur la préhistoire et la découverte du premier meurtre est peut-être le plus clivant de la liste. Les critiques n’avaient pas été tendres à sa sortie, surtout après le succès d’Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre. Pourtant, l’humour absurde de Chabat a créé des répliques cultes qui circulent encore aujourd’hui. “Il va faire tout noir, ta gueule” est entré dans la culture populaire. La chimie entre les acteurs, souvent issus des mêmes troupes de comédie, donne au film une énergie de bande d’amis qui s’amusent devant une caméra.
Etienne termine avec un choix audacieux : le premier volet de la prélogie Star Wars. Un film dont personne ne sait vraiment identifier le personnage principal (Qui-Gon? Anakin? Jar Jar?), où Obi-Wan reste assis dans un vaisseau pendant la moitié du film, et que George Lucas a écrit sans que personne ne passe le scénario au crible. Mais pour une génération entière, c’était l’événement cinématographique de l’année, et les courses de Podracers ou le combat contre Darth Maul restent mémorables.
Pax Pamir est un jeu de société complexe se déroulant en Afghanistan après la chute d’un empire, où les joueurs incarnent des chefs de tribu tentant de survivre entre les puissances russes et anglaises. Etienne l’a découvert lors d’une soirée avec des fans du podcast, et malgré une règle quasi incompréhensible même après une vidéo explicative de 20 minutes, il a fini par gagner sa première partie presque par accident. Un jeu exigeant mais passionnant une fois la mécanique assimilée.
Je suis toujours là est un film brésilien nominé aux Oscars qui raconte l’histoire d’une famille sous la dictature militaire au Brésil. Le père, député d’opposition, est arrêté par les militaires, et le film suit le reste de la famille dans l’attente et l’incertitude. Baptiste le recommande chaudement, saluant en particulier le jeu d’actrice de la mère de famille et l’intensité émotionnelle qui monte progressivement après une première demi-heure plus posée.
Black Mirror a enfin été rattrapé par Etienne, qui a sélectionné des épisodes à partir d’un top 15 de Variety plutôt que de regarder les saisons dans l’ordre. Ses favoris : USS Callister, où un développeur de jeu emprisonne des copies numériques de ses collègues dans son jeu Star Trek personnel, et Eulogy, où un personnage revisite des souvenirs photographiques pour préparer un éloge funèbre. Il confirme que la série est inégale d’un épisode à l’autre, à l’image de Love, Death & Robots.
Dropout.tv est une plateforme de streaming lancée par les anciens de College Humor, rachetée et relancée par Sam Reich avec seulement 7 employés. À environ 7-8 $ US par mois, elle propose des émissions d’improvisation comme Make Some Noise et Game Changer, où les règles du jeu changent à chaque épisode. Baptiste la présente comme le successeur spirituel de Who’s Line Is It Anyway?
Black Myth: Wukong est un jeu PlayStation 5 inspiré de la légende du Roi Singe, la même qui a donné naissance au personnage de Goku dans Dragon Ball. Etienne, qui n’est pas un habitué des jeux de type Soulslike, l’a emprunté à la bibliothèque et a apprécié qu’il soit plus indulgent qu’Elden Ring : pas de perte de points d’expérience à la mort. Il a complété environ 40 % du jeu avant de passer à autre chose, satisfait de l’expérience.
Chapitres:
0:00 Introduction
1:29 Découvertes du mois dernier
26:50 Les meilleurs pires films
1:13:38 Patreon
1:16:26 Conclusion
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À propos du podcast
Cinéma, séries télé, jeux vidéos, jeux de table, science fiction, technologie et bien plus sont à l'honneur dans le balado québécois "J'adore ça". Oui, on vous parle de sujets qui vous, et nous, passionnent. Vous en avez assez du négativisme sur internet? Ici on ne discute que des choses qu'on…
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