BONUS - La nuit étoilée: Le revolver qui aurait tué Van Gogh
Épisode de La base par Choses à Savoir · 12 mai 2026 · 2 min
Le 27 juillet 1890, sous le soleil écrasant de Auvers-sur-Oise, Vincent van Gogh quitte discrètement l’auberge Ravoux où il loge depuis plusieurs semaines. Comme souvent, il emporte son chevalet, ses pinceaux et ses couleurs. Depuis son arrivée dans ce petit village français, il peint avec une frénésie presque surnaturelle : un tableau par jour, parfois davantage. Des champs tourmentés, des ciels immenses, des corbeaux noirs… Comme si le peintre sentait que le temps lui échappait.
La journée avance. Les habitants le croisent au loin, seul dans les blés. Puis le soir tombe.
Vers 21 heures, Van Gogh réapparaît soudain dans les rues du village. Mais quelque chose cloche immédiatement. Il marche lentement, courbé, les mains plaquées contre son ventre. Son visage est gris. Ses vêtements sont tachés de sang.
Le peintre vient de recevoir une balle dans la poitrine.
On le ramène précipitamment à l’auberge. Les médecins arrivent, examinent la blessure… mais la balle est introuvable. Elle s’est logée profondément dans son corps. Contre toute attente, Van Gogh est encore conscient. On lui demande ce qu’il s’est passé.
Sa réponse est simple :
« J’ai voulu me tuer. »
L’affaire semble réglée. Un suicide. Tragique, mais plausible. Depuis des années, le peintre lutte contre des crises psychiques terribles. Quelques mois plus tôt, il s’était mutilé l’oreille après une dispute avec Paul Gauguin.
Mais un détail intrigue.
Aucun revolver n’est retrouvé.
Et surtout, la trajectoire de la balle paraît étrange. Le tir n’a pas été effectué à bout portant. L’angle est inhabituel pour un suicide. Certains témoins racontent aussi avoir vu Van Gogh fréquenter deux adolescents du village, fascinés par cet artiste excentrique. L’un d’eux possédait justement un vieux revolver défectueux.
Alors, que s’est-il réellement passé dans les champs d’Auvers ce soir-là ?
Un accident ? Une mauvaise plaisanterie qui aurait tourné au drame ? Ou un suicide que Van Gogh aurait volontairement maquillé pour protéger les jeunes garçons ?
Deux jours plus tard, Theo, son frère adoré, arrive à son chevet. Vincent agonise dans une petite chambre étouffante. Puis, dans la nuit du 29 juillet 1890, il murmure une dernière phrase :
« La tristesse durera toujours. »
Et il meurt.
Le mystère, lui, ne mourra jamais.
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