Retour en rencontre : Elias Sanbar → Nouveau Dictionnaire amoureux de la Palestine

Épisode de Les podcasts d'Ombres Blanches par Librairie Ombres blanches · 18 septembre 2026 · 1 h 38 min

Rencontre avec Elias Sanbar à l’occasion de la parution du Nouveau Dictionnaire amoureux de la Palestine aux éditions Plon, illustré par Alain Bouldouyre

Avec le soutien du GREP

Elias Sanbar est historien, poète et essayiste. Né en 1947 à Haïfa en Palestine, il est en 1948 expulsé avec sa famille vers le Liban.

Il s’engage dès les années 1960 dans le mouvement de résistance palestinienne.

Chercheur à l’Institut des études palestiniennes à Beyrouth, il enseigne au Liban puis en France et aux États-Unis. Il devient membre du Conseil national Palestinien en 1988.

Membre de la délégation palestinienne aux négociations bilatérales de paix à Washington en 1992, il est nommé un an plus tard à la tête de la délégation aux pourparlers multilatéraux de paix sur les réfugiés. En 1996, il retourne pour la première fois dans son pays ; cette même année, il publie aux éditions de l’Olivier Palestine, le pays à venir.

Il a également publié Les Palestiniens dans le siècle (Gallimard, 1994), Le Bien des absents (Actes Sud, 2001), Les Palestiniens (Hazan, 2004) ou encore La Palestine expliquée à tout le monde (Seuil, 2005). Elias Sanbar est aussi le traducteur du grand poète Mahmoud Darwich.

Nouveau Dictionnaire amoureux de la Palestine

« Ce Dictionnaire amoureux évolue au sein d'une tragédie. Y dissocier le personnel du collectif est souvent difficile voire impossible.

À l'image de nos vies, en permanence sur une ligne-frontière très fine, il progresse entre légèreté et gravité. Légèreté et gravité, tels sont depuis plus d'un siècle les traits dominants des enfants de cette terre particulière.

En répondant à l'invitation de mon éditeur de m'atteler à cette nouvelle édition, je savais que je prenais le risque de m'attaquer au sujet d'une guerre en cours, de tenter, malgré ma peine, une analyse à chaud, sans recul. Mais, en pleine conscience de la vulnérabilité du Palestinien que je suis, j'y ai réfléchi malgré le génocide qui perdure contre les miens.

Une question traverse toutes les entrées : est-il utile d'encore raconter, expliquer, proposer ? Elle appelle une seule réponse : nul autre choix ! Pourquoi ? Parce qu'il le faut, que cette histoire est loin d'être close. Elle ne nous laisse nulle autre liberté que celle de continuer à nous battre pour le Droit, que celle de ne pas nous taire.

Ce dictionnaire est fait de continuités et de ruptures, de reprises et de nouveautés, de découvertes, d'apprentissages. Les pages qui suivent sont inscrites dans le paradoxe des « ruptures au sein des continuités ». Le drame palestinien est toujours là, mais il se meut dans des temps différents. »

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