LisezLaScience – 8 – Quand les poules auront des dents de Stephen J. Gould

Épisode de Lisez La Science par Lisez La Science · 21 octobre 2014 · 20 min

Cela fait plusieurs semaines qu’un nouvel épisode n’était pas sorti, mais le voici ! Le précédent (hormis le hors-série enregistré pendant l’évènement #PSatCERN et celui sur mon interview par Jean-Michel Abrassart pour Scepticisme Scientifique) était à propos du livre “L’Imposture Scientifique en 10 Leçons” de Michel de Pracontal. Un livre très intéressant pour qui souhaite comprendre un peu mieux comment différencier la science de l’imposture.

Aujourd’hui nous allons un peu parler de biologie avec le livre : “Quand les poules auront des dents” de Stephen Jay Gould. Avec ce livre on aborde un certain nombre des essais qu’il a pu écrire au cours de sa carrière à propos de créationnisme, biologie, évolution ou encore démystification d’imposture scientifique.

Quand les poules auront des dents - crédit Amazon : http://goo.gl/P4nfPa

Sommaire

Quelques mots sur Stephen Jay Gould

Le livre “Quand les poules auront des dents”

Un livre qui n’a rien à voir

Un livre que j’aimerais lire

Une quote

Des plugs

Un auteur

Stephen Jay Gould - crédit goodreads : http://goo.gl/YrqYWq

Stephen Jay Gould représente pour beaucoup un exemple dans le combat contre l’ignorance, les pseudo-sciences et le créationnisme. La première fois que j’ai entendu parlé de lui, ce fut lors d’un des épisodes de Podcastscience réalisé par Marco. Il devait s’agit de celui sur l’audition chez les vertébrés je crois.

Stephen Jay Gould est un scientifique né en 1941 et mort il y a maintenant un peu plus de 10 ans, en mai 2002. Paléonthologue américain, il a été professeur de géologie et d’histoire des sciences à Harvard et il est énormément connu pour la vulgarisation qu’il a fait de la théorie de l’évolution.

Stephen Jay Gould est ainsi connu pour au moins deux combats : son travail de vulgarisation sur l’évolution et notamment autour de la théorie qu’il a mis en avant sur les équilibres ponctués et sa volonté de combattre le créationniste et plus particulièrement le dessein intelligent.

En ce qui concerne l’évolution il a d’ailleurs beaucoup œuvré dans la critique des visions adaptationistes à outrance que certains biologistes ont eu tendance à appliquer à tout va lorsqu’il était nécessaire de devoir expliquer certains caractères d’espèces. Pierre Kerner et Marco en ont d’ailleurs parlé dans divers épisodes de Podcastscience, que ce soit dans la discussion du premier avec X0chipili ou à propos des œufs de kiwi ou du mystère de l’ornithorynque pour le second.

Mais revenons à Stephen Jay Gould. Comme je le disais, un de ses apports à la science fut la mise au point, avec Niels Eldredge en 1972 de la théorie des équilibres ponctués. Théorie selon laquelle les changements évolutifs se produisent sur des temps relativement courts entrecoupés de longues périodes de “calme” évolutif. Cette théorie a d’ailleurs été l’un des sujets de discorde entre lui et l’autre grand évolutionniste de l’époque, Richard Dawkins, qui était plutôt en faveur de la notion de gêne égoïste. Aujourd’hui la théorie de Stephen Jay Gould reste celle envers laquelle le plus de preuves ont été accumulées.

Comme tout scientifique, 100% de la communauté n’est pas vouée à sa cause (comme je viens de le dire avec Richard Dawkins) et divers scientifiques critiquent sa théorie ou sa manière d’en parler. Ceci n’enlève rien au travail, félicité par tous et même Richard Dawkins, qu’il a fait pour vulgariser et attirer à la biologie évolutionniste pléthore d’étudiants ayant lu ses ouvrages.

Pour ses différents travaux en science et aussi en vulgarisation, Stephen Jay Gould a reçu de nombreux prix comme médaille linnéenne en 1992 remise à des biologistes et zoologistes de renom depuis 1888 par la Linnean Society of London (Thomas Henry Huxley ou Alfred Russel Wallace l’ont reçu par exemple, mais aussi Arthur Smith Woodward dont parle Gould à propos de la supercherie de l’homme de Piltdown), le prix Charles Schuchert en 1975 (remis à une personne de moins de 40 ans ayant réalisé de grands travaux en paléonthologie), la médaille de la Paleontological Society en 2002 ou encore la médaille Darwin-Wallace en 2008 qui n’est remise que tous les cinquante ans par la Linnean Society of London.

Je crois que peu de biologistes auront été autant récompensés pour leurs travaux !

En ce qui concerne ses œuvres, on peut dire que Stephen Jay Gould fut un écrivain prolifique ! Il écrivit quasiment un ouvrage par an depuis 1977 ! Les plus connus furent ceux qui sont estampillés “réflexions sur l’histoire naturelle” et qui correspondent aux articles parus dans Nature History entre 1974 et 2001. Parmi ses ouvrages on peut notamment retrouver : “Darwin et les grandes énigmes de la vie”, “Le pouce du panda”, “Quand les poules auront des dents”, “Le sourire du flamant rose” ou encore “La foire aux dinosaures”.

Un livre

Avant-propos

Il est important, je pense, d’expliquer tout d’abord, que j’ai toujours plutôt eu un faible pour la physique et les mathématiques. Ce n’est pas que la biologie ne m’ait pas réussi pendant mes années d’études, mais il faut bien faire des choix. Et c’est ainsi plutôt vers les sciences physiques et les mathématiques que j’ai penchées. Je crois que c’est une perception plus grande de justesse peut-être que je percevais à l’époque dans ces sciences qui me semblaient plus “dures”. Ou cette opinion que je viens de donner n’est qu’une perception rétrospective à la lumière de ce que j’ai appris par la suite sur ces diverses matières.

La biologie au sens large, je dirais presque les sciences du vivant, n’en demeurent pas moins fascinantes du fait des questions auxquelles elles essayent d’apporter des réponses : quel est l’arbre généalogique de l’Homme, comment s’est construit le vivant, du plus petit organisme au plus grand, du plus complexe au plus simple ? Encore que cette dernière question ne soit peut-être pas la plus pertinente à postériori.

Pour revenir à l’ouvrage d’aujourd’hui : si j’ai souhaité le lire, avant d’avoir l’idée d’en faire une revue, c’est parce que j’avais aussi envie d’ouvrir un peu l’horizon de mes connaissances : Il est bon de lire des livres et de savoir que l’on connaît le sujet qui est abordé, mais il est aussi bon de pouvoir découvrir, tout simplement, des choses comme ce que raconte Stephen Jay Gould dans son ouvrage. Et même si il s’agit d’une traduction en français, je pense, tout du moins j’espère, que l’écriture qui lui est propre transparaît suffisamment pour que l’écriture puisse être autant appréciée que le contenu.

Quand j’ai ouvert le livre j’ai été un peu déçu au premier abord. J’ai en effet découvert que ce n’était pas le premier de la série. Pour un amateur de SF et de grandes sagas comme celle des Fondations d’Asimov, de Dune d’Herbert ou des Princes d’Ambre de Zelazny, c’était presque une hérésie ou une folie de ma part de commencer au milieu ! Puis finalement j’ai compris que d’une part il s’agissait d’un regroupement de textes plutôt indépendants les uns des autres, et que je n’allais pas attendre d’avoir acheté ceux qui venaient avant pour lire celui-ci, j’était trop pressé de découvrir Stephen Jay Gould et ses écrits. Je m’y suis donc mis.

La revue

Le livre est organisé en plusieurs parties dont le contenu (plusieurs essais à chaque fois) est regroupé par thème : les noms des parties. Un bon point pour un peu de cohérence. Comme quoi, un peu d’organisation ne fait jamais de mal. Enfin je dis ça mais ne venez jamais voir mon bureau. Ce ne sera pas le mien d’ailleurs.

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À propos du podcast

LisezLaScience est un podcast dédié aux livres de science. L’idée de ce podcast est de faire des revues de livres scientifiques ou traitant de sujets scientifiques. L’objectif est d’en donner un aperçu qui vise à donner envie de pousser la découverte et de les lire !

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