TLF 096 : S’expatrier à Istanbul et vivre en Turquie pendant 7 ans
Épisode de Podcast Traverser La Frontière : Voyage & Expatriation par Michael Pinatton : Auteur & Entrepreneur Nomade · 4 mars 2019 · 56 min
Envie de vivre à Istanbul ? De vous expatrier en Turquie ?
Dans cette interview, retrouvez Pelin qui a quitté Paris après ses études en 2012 pour s'expatrier à Istanbul.
Vous allez découvrir pourquoi elle a décidé de partir en Turquie, comment elle a trouvé son premier emploi, à quoi ressemble la vie à Istanbul et ses conseils si vous souhaitez vivre dans cette ville.
Écoutez tout de suite l'épisode (56 min) :
Épisode #096 sur l'expatriation de Pelin en Turquie
Un contrat en VIE est un excellent moyen pour réussir sa première expatriation, en toute sécurité. Nous en avions parlé avec Anaïs lorsqu'elle est partie en Chine, ou bien Maria lorsqu'elle est partie sur l'ile Rodrigues.
Aujourd'hui, Pelin nous raconte son expérience qui l'a propulsé à Istanbul où elle vit depuis maintenant 7 ans. D'origine turque, elle est tombée amoureuse de sa ville d'adoption et ne se verrait pas vivre ailleurs.
Dans cette interview, on discute :
De ses études en France et son premier stage en Turquie
Comment elle a trouvé son contrat en VIE
Pourquoi les premiers mois d'adaptation ont été compliqués
De la nécessité ou non d'apprendre le turc pour travailler en Turquie
À quoi ressemble la vie quotidienne à Istanbul
Ses conseils pour trouver un travail en Turquie
Quel est l'état de sécurité à Istanbul
Quels sont l'importance et l'impact de la religion en Turquie
Les liens de l'épisode :
Civiweb.com (VIE)
Leblogdistanbul.com
Instagram de Pelin
Comment écouter cet épisode ?
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Expatriation à Istanbul : Le résumé écrit de l'interview
Pelin est d'origine turque (ses 2 parents étant turcs). Elle est née en France et vient d'avoir 30 ans. Cela fait 7 ans qu'elle habite à Istanbul. Elle a trouvé un travail après avoir eu son bac+5 en France.
Elle ne connaissait pas Istanbul avant d'y faire un stage en 2009. Trois ans avant son expatriation. Elle a tout de suite senti une attirance pour la ville.
Des études à Paris jusqu'à Istanbul
En finissant son cursus scolaire, elle a privilégié les offres à l'étranger et notamment Istanbul. Elle a trouvé son travail grâce au VIE (Volontariat International en Entreprise) qui permet de travailler à l'étranger avec un statut français.
Pelin a fait des études en commercial international à Paris 4, avec une option en marketing pour sa dernière année. Ce qui est plutôt bien tombé, car son job en VIE était un poste en direction marketing.
Pendant ses 5 années d'études, elle a fait des stages à l'étranger et en France. Elle cherchait spécifiquement un VIE pour pouvoir s'expatrier dans de bonnes conditions. Pendant 6 mois, elle a envoyé des CV "à la pelle" en prenant soin de personnaliser chaque candidature. En juillet 2012, elle a reçu une offre d'emploi avec une entreprise avec qui elle a eu un entretien auparavant.
Premiers pas dans l'expatriation
C'était une entreprise dans le secteur des jeux vidéos. Ils souhaitaient commercialiser un jeu vidéo coréen en Turquie et sa mission était de coordonner les actions marketing.
Il fallait parler turc pour ce travail et c'est l'unes des raisons pour laquelle Pelin a été embauchée. Mais lorsqu'elle est arrivée, elle s'est rendu compte qu'elle n'avait que des notions de turc et il était compliqué d'avoir des conversations au niveau professionnel. Les premiers mois étaient difficiles.
La langue turque est plutôt facile à apprendre, mais il faut quand même la travailler et prendre des cours pendant 3/6 mois.
Durant ses 6 premiers mois, Pelin a perdu tous ses repères, malgré son habitude de voyager. Au tout début, elle était très stressée par son turc et passait du temps à l'étudier pour être performante au travail. Une fois passé le cap des 6 mois, c'est devenu plus facile.
"L'expatriation ce n'est pas tout de suite facile"
La vie à Istanbul
Istanbul, une ville de 20 millions d'habitants, peu effrayer, avec beaucoup de monde et de brouhaha. Le trafic est très important.
Une des choses à savoir sur Istanbul, c'est qu'il n'y a pas de règles. Il faut oublier le train-train, le bus qui est à l'heure, le magasin qui ouvre à l'heure. Il n'y a pas trop de contraites, les voitures klaxonnent n'importe où et la vie au quotidien n'est pas très organisée. Ce qui fait aussi le charme de la ville. Pour certains c'est trop chaotique.
C'est aussi beaucoup de fun. Il y a beaucoup de jeunes, beaucoup d’universités, beaucoup d'activités et la ville bouge énormément.
"Il y a trop de choses à faire à Istanbul et pas assez de jours dans la semaine"
Rester à Istanbul après son VIE
Pendant 1 an, elle a travaillé dans cette entreprise de jeux vidéos. Ensuite, elle est partie et s'est reposé pendant 3/4 mois. À ce moment, elle a beaucoup travaillé sur son blog. Par la suite, elle a retrouvé un emploi dans une société française qui aide d'autres entreprises françaises à s'implanter en Turquie. Elle était chef de projet et marketing là-bas pendant 4 ans. En juin 2018, elle a démissionné de ce job pour se lancer en indépendante.
Elle aimait beaucoup ce travail, mais au bout de 3 ans et demi, elle a senti qu'elle avait fait le tour et qu'il fallait qu'elle sorte de sa zone de confort. Elle voulait sortir de son train-train. Elle avait besoin d'un nouveau challenge et pas forcément de rester 10/20 ans dans cette entreprise. Elle n'avait pas le temps de mener à terme les projets qu'elle avait en tête.
Elle avait un contrat local (turc) avec cette entreprise. Elle avait les mêmes conditions qu'avec son contrat précédent avec pour seul changement, qui était très embêtant : les vacances. Elle est passée de 5 semaines de vacances à 2 et demi. Ce qui l'embêtait le plus, c'était qu'elle devait voir sa famille pendant ces vacances et qu'il ne lui restait plus de temps pour voyager autre part.
Pelin possède aussi la nationalité française et turque, car ses parents l'ont déclaré au consulat turc en France. Elle n'avait donc pas besoin de visa. Par contre pour un français, il faut un permis de travail et c'est assez compliqué. Il vaut mieux trouver un emploi avant de venir.
Trouver un emploi et le cout de la vie à Istanbul
Pour trouver un emploi en Turquie, il faut d'abord viser les entreprises françaises et les emplois où il est nécessaire de parler en français. Emplois de professeurs dans les écoles françaises ou écoles turques privées.
Lors de ce premier emploi, Pelin avait un très bon salaire, d'environ 2000€, ce qui était énorme à l'époque. Lorsqu'elle a changé d'entreprise et était en contrat local, elle a réussi à conserver un salaire similaire. Le souci est que ces dernières années, la monnaie turque s'est dévaluée et il y a eu une forte inflation. Ce qui signifie que son pouvoir d'achat a diminué avec le temps.
Un loyer dans un quartier central coute environ 2000 lira (330€). Et si on se déplace un peu, on peut avoir un loyer dans les 1500 lira.
Les choses à savoir sur Istanbul
Istanbul est une ville séparée en deux par le Bosphore. D'un côté européen, d'un côté asiatique. Beaucoup vivent en Asie et d'autres travaillent en Europe. Le plus gros des entreprises est basé en Europe.
Pelin vit à Kadiköy, dans la partie asiatique. C'est extrêmement animé, avec beaucoup de monde. C'est aussi le côté le moins touristique de la ville. Dans la partie européenne, il y a beaucoup plus de tourisme et les prix sont plus élevés.
3 endroits, peu touristiques recommandés par Pelin à Istanbul :
Quartier Kuzguncuk : petit quartier adorable qui a logé plein de populations différentes
SSariyer : dans la partie européenne, avec une plage fréquentée par les locaux avec une très bonne ambiance
Boire un café dans n'importe quel café en terrasse dans une ruelle à Beyoglu. Autour de Taksim, chaque café a une ambiance différente.
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À propos du podcast
Interview de français qui ont décidés de vivre à l’étranger, par Michael Pinatton
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