En Espagne, Javier Milei fait des siennes

Épisode de Journal d'Haïti et des Amériques par RFI · 22 octobre 2026 · 30 min

Javier Milei était en Espagne hier (21 octobre 2026). Un voyage-éclair pour soutenir la droite et l'extrême droite espagnole à un mois des élections législatives dans le pays. Lors d'un forum économique, le président argentin a traité le Premier ministre socialiste, Pedro Sanchez de «dictateur infréquentable». Il a appelé les Espagnols à «mettre les socialistes dehors à coups de pied» lors du scrutin du 29 novembre.

Pedro Sanchez lui a répondu en chanson et dans une vidéo. «Je suis un gauchiste et j'en suis fier», affirme-t-il sur ses réseaux sociaux. Le Premier ministre espagnol est parvenu à retourner cette polémique à son avantage. Quant à Javier Milei, ses coups d'éclat à répétition participent à son image d'outsider de la politique qui ne respecte pas les codes et qui est prêt à tout pour faire changer les choses. Mais au bout de trois ans au pouvoir, les Argentins commencent à ne plus y prêter attention.

Les difficultés des locataires à Buenos-Aires

Toujours en Argentine, l'une des mesures radicales prises par Javier Milei dès son élection a été la dérégulation totale du marché immobilier. Trois ans plus tard, l’offre de logements à louer a explosé. Mais les locataires de la capitale argentine ne sont pas mieux lotis pour autant. Un dossier signé Théo Conscience, correspondant de RFI à Buenos-Aires.

Haïti : l'ultimatum du président du Salvador

Nayib Bukele a menacé les gangs qui détiennent depuis dimanche, quatre soldats salvadoriens membres de la FRG, exigeant qu'ils les libèrent. «Ce n'est qu'un ultimatum de plus», réagit Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. «Tous les ultimatums formulés depuis cinq par les autorités haïtiennes, la communauté internationale, les États-Unis... n'ont jamais été suivi d'effets. Ici, en Haïti, cet ultimatum est accueilli avec scepticisme.» Les quatre hommes ont été attaqués alors qu'ils voulaient aller faire des achats «près de leur campement mais dans une zone dite rouge, totalement contrôlée par les gangs.»

Haïti peut-elle rattraper la République dominicaine ?, se demande Le Nouvelliste. Dans cet article, l'économiste Réginald Surin explique que ce qu'un Dominicain met six semaines à produire, demande un mois à un Haïtien. «Même si tout allait bien, si la croissance était de 7%, il faudrait 70 ans à Haïti pour rattraper la République dominicaine», résume Frantz Duval qui parle de "chiffres qui donnent le vertige.

Enfin, l’école du Centre d’accueil de Carrefour a rouvert ses portes après quatre années de fermeture. «Il s'agit d'un centre de réinsertion pour jeunes très réputé", explique le rédacteur en chef du Nouvelliste. "Que des jeunes puissent à nouveau y être pris en charge, c'est vraiment une bonne nouvelle. Même si l'ironie de l'histoire réside dans le fait que le centre est situé dans une commune totalement contrôlée par les groupes armés».

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À propos du podcast

13h10-13h30 (TU) sur l'antenne Monde, Anne Cantener vous propose un rendez-vous d’information destiné aux Amériques, avec chaque jour, un dossier spécial Haïti. Haïti, avec quelque trois millions d’auditeurs, est le deuxième bassin d’audience de notre radio, après celui de l’Afrique francophone.…

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