De nos mondes bien fragiles

Épisode de Nature numérique par Charles Perez · 4 février 2022 · 11 min

Le poète et philosophe latin du Ier siècle, Lucrèce, considérait que la connaissance de la nature doit nous permettre d’appréhender la connaissance de la réalité ; en opposition aux images et chimères issues de notre esprit trop souvent prompt à croire qu’il existe des forces surnaturelles. Près de 2000 ans plus tard, en 1915, Michelis Enrico nous indique que le pas le plus important de la critique « moderne » est de comprendre que la plus grande partie des mythes divins et héroïques sont le fait de reconstructions et d’explications historiques, donnant ainsi à la réalité une image double, perçue au travers de différents prismes d’abstraction. À l’image de la lumière décomposée en une somme de couleurs ou d’un son en une somme de fréquences d’ondes. Notre réalité se percevrait au travers des mélanges de nos représentations qui éclairciraient finalement ce qu’elle est peut-être depuis le départ : une sensation ?

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