Interview de moi-même par Giorgio Menegoni à l'occasion de la sortie de La Mort de la vie privé, mon précédent livre

Épisode de Interviews sans fard par Fabrice Mateo · 27 octobre 2026 · 7 min

J’ai grandi dans le quartier du Bas-Vernet à Perpignan, étudié à Toulouse et j’exerce le journalisme à Paris depuis plus de vingt‑cinq ans. Mon préédent ouvrage, La Mort de la vie privée, articule une thèse centrale : la donnée personnelle s’est transformée en matière première économique. J’explique ce que recouvre une donnée personnelle — nom, prénom, numéro de sécurité sociale, numéro de carte bancaire — et j’analyse les finalités variées de leur exploitation. Les GAFAM et autres plateformes ne prospèrent pas tant grâce à des marges traditionnelles que par la monétisation systématique des comportements individuels. J’illustre cette dynamique par des exemples de valorisation boursière et d’entreprises qui perdent de l’argent sur leurs services mais gagnent en puissance parce qu’elles agrègent, traitent et revendront des profils numériques. Mon propos met en lumière l’écart entre utilité apparente des services numériques et coût réel porté par la vie privée des citoyens. Je conclus en soulignant que la privatisation de nos données alimente des dispositifs de ciblage publicitaire hyper‑individualisé et des mécanismes de pouvoir économique inédits, et j’invite à reconsidérer la valeur politique et sociale de la vie privée. Je délivre des recommandations pratiques et techniques pour reprendre un contrôle minimal sur nos informations. J’expose des mesures concrètes et accessibles : recourir à un VPN pour chiffrer la circulation de nos données, installer des antivirus, chiffrer les fichiers sensibles et isoler les sauvegardes sur des disques externes non connectés en permanence à Internet. Je recommande en outre des gestes simples contre les intrusions physiques, tels que l’usage d’un cache pour la webcam. J’explique l’idée d’un double virtuel d’identité : créer, pour des inscriptions non administratives, une identité alternative dépourvue d’informations sensibles afin de limiter la dissémination de données réelles. Je rappelle que certaines informations doivent demeurer exactes devant l’administration, mais que, vis‑à‑vis d’acteurs commerciaux, la prudence et la stratégie d’autoprotection sont indispensables. Ces conseils visent à réduire l’exposition individuelle et à compliquer la captation passive par des tiers. Je suis Fabrice Matteo. J’ai grandi au Baverné, étudié à Toulouse et j’exerce le journalisme à Paris depuis vingt‑cinq ans. Mon ouvrage, La mort de la vie privée, articule une thèse centrale : la donnée personnelle s’est transformée en matière première économique. J’explique ce que recouvre une donnée personnelle — nom, prénom, numéro de sécurité sociale, numéro de carte bancaire — et j’analyse les finalités variées de leur exploitation. Les GAFAM et autres plateformes ne prospèrent pas tant grâce à des marges traditionnelles que par la monétisation systématique des comportements individuels. J’illustre cette dynamique par des exemples de valorisation boursière et d’entreprises qui perdent de l’argent sur leurs services mais gagnent en puissance parce qu’elles agrègent, traitent et revendront des profils numériques. Mon propos met en lumière l’écart entre utilité apparente des services numériques et coût réel porté par la vie privée des citoyens. Je conclus en soulignant que la privatisation de nos données alimente des dispositifs de ciblage publicitaire hyper‑individualisé et des mécanismes de pouvoir économique inédits, et j’invite à reconsidérer la valeur politique et sociale de la vie privée.

Entreprises citées dans cet épisode :

GAFAM

Google

Apple

Facebook

Amazon

Microsoft

Uber

Tesla

Volkswagen

Real TV 66

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