Surveillance de masse : l'avis de Maryse Artiguelong de la Fédération internationale pour les droits humains

Épisode de Interviews sans fard par Fabrice Mateo · 1 octobre 2026 · 22 min

Maryse Artiguelong constate une normalisation profonde de la surveillance et expose les mécanismes qui la rendent acceptée. Elle dit que, malgré les révélations d’Edward Snowden, nos concitoyens n’ont pas intégré la portée réelle de la surveillance massive et que les gouvernements exploitent systématiquement les peurs — terrorisme puis pandémie — pour légitimer des atteintes aux libertés. Elle observe que la vidéosurveillance illustre ce déplacement : elle est réclamée par les citoyens malgré son efficacité limitée, et l’argument « je n’ai rien à cacher » affaiblit toute résistance collective. Elle souligne la difficulté judiciaire et éthique qui accompagne ces dispositifs. Elle explique que des lois comme la proposition dite « sécurité globale » cherchent à écarter le juge et à pénaliser des actes de révélation sans preuve d’intention de nuire, ce qui menace le témoignage citoyen et les enquêtes éthiques. Elle conclut en insistant sur la nécessité de rester vigilants et de construire des réponses juridiques et civiques pour contrer l’inéluctable banalisation de la surveillance.

Entre prises mentionnées dans cet épisode :

Clearview AI

Cambridge Analytica

Veolia

Microsoft

Doctolib

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