Infertilité du couple et PMA : "ET MOI, DOCTEUR ?" La réponse existe.

Épisode de Le Point de Bascule | Biologie médicale par Romain BARBACHE · 21 juillet 2026 · 57 min

Comment une biologiste de l’un des plus gros centres de PMA de France a décidé de s’adresser à ceux que le système n’attendait pas : les hommes.

Il y a une question que presque aucun homme ne pose à voix haute dans un parcours d’infertilité.

Et moi, qu’est-ce que je peux faire de mon côté ?

On ne la pose pas, parce que pendant plus d’un siècle, la médecine reproductive s’est organisée autour du corps des femmes.

Les examens, les protocoles, l’attente, la charge mentale du traitement : tout repose sur elles.

L’homme, lui, est devenu un fournisseur de gamètes qu’on convoque ponctuellement, puis qu’on renvoie à son inconfort.

Et comme on lui a appris que la virilité et la puissance étaient la même chose, un spermogramme qui ne va pas devient une blessure à laquelle aucun mot ne l’a préparé.

Alors il se tait.

Lucile Ferreux connaît cette scène par cœur.

Médecin biologiste de la reproduction à Cochin, elle l’a vue se répéter pendant 10 ans.

Jusqu’à un jour de février 2024, sur un télésiège, où son mari lui pose une question simple : si tu avais un projet qui te tient à cœur, tu ferais quoi ?

Sa réponse deviendra une entreprise, Cesar Fertility, pensée pour les hommes que la médecine ne savait pas accueillir.

Dans cet épisode, on parle de ce basculement.

Du moment où constater ne suffit plus.

De ce que ça change, de tenir à la fois l’hôpital, une entreprise et un couple, puisque son mari est aussi son cofondateur.

Et d’une scène que Lucile raconte : en salle d’attente, au moment d’un transfert d’embryon, c’est presque toujours le nom de madame qu’on appelle.

Le conjoint, lui, finira par se par demander : et moi, pourquoi vous ne m’appelez jamais ?

Selon les chiffres qu’elle cite dans l’épisode, l’homme est en cause dans près d’une infertilité de couple sur deux. Et pourtant, il n’existe presque aucun outil simple pour qu’il se pose la question avant d’entrer dans un parcours médicalisé.

C’est ce vide-là que CESAR et Lucile tente de combler.

J’ai moi-même fait leur test avant d’enregistrer.

J’en parle dans l’épisode.

Disons que ça donne à réfléchir, même quand on pense le sujet derrière soi.

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On entend le bruit de la biologie médicale : baisses de nomenclature, regroupements, financiarisation. On entend rarement ceux qui la vivent. LPB raconte le moment où le métier déborde, celui où il faut décider, transmettre, ou devenir autre chose. isomere.substack.com

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