« J'AI DIT : JE PARS » comment quitter un métier sans l'abandonner × JIB 2026

Épisode de Le Point de Bascule | Biologie médicale par Romain BARBACHE · 29 septembre 2026 · 48 min

Savoir partir, c’est peut-être la dernière chose qu’un métier vous apprend.

François Blanchecotte a annoncé qu’il quittait la présidence du syndicat des biologistes. 15 ans à sa tête. Autour de lui, beaucoup de monde a dit non. Tu pars pas. Reste encore un peu.

Il raconte la suite avec une simplicité désarmante : « J’ai dit : je pars. »

Les 19 et 20 novembre, au Centre des Congrès de la Villette à Paris,

découvrez les Journées de l’Innovation en Biologie Médicale, LE rendez-vous incontournable des professionnels du secteur.

Cette année, l’édition accueille une session spéciale inédite, autour de la biologie et des missions spatiales.

Deux jours pour échanger, débattre et anticiper, au carrefour de la biologie médicale et des enjeux politiques qui façonnent notre système de santé. Décideurs, représentants institutionnels et acteurs de terrain y débattront des grandes orientations qui engagent l’avenir de la profession, autour des transformations qui façonnent la biologie médicale de demain.

Rendez-vous aux JIB 2026 : les inscriptions sont ouvertes sur www.lesjib.org !

Le 23 juin 2026, à midi, il n’était plus président.

Pour la première fois, ce syndicat toujours dirigé par des pharmaciens passait à un médecin.

La même année, il a quitté son laboratoire de Joué-lès-Tours, où il était arrivé le 1er juillet 1992.

50 patients par jour à l’époque. 33 ans plus tard, il y avait connu les grands-parents, les parents, les enfants, puis les petits-enfants. Avant de partir, il a ouvert pendant 6 mois un livre de souvenirs à ses patients. Il en parle encore avec émotion.

On imagine l’héritage comme ce qu’on laisse derrière soi. Un bilan, un nom sur une porte. François le vit autrement, enfin, c’est ce que j’ai découvert au cours de cet échange.On ne transmet vraiment qu’à partir du moment où on accepte de ne plus tenir la place. Tant qu’on reste, les autres attendent. Quand on part, ils commencent.

Mais il y a un détail qui change tout.

François ne part pas pour s’arrêter. Il part parce que ce qu’il a fait naître prend trop de place. La Fédération de la biologie médicale d’abord, qui réunit pour la première fois syndicats et groupes de laboratoires autour de la même table. Et les JIB, les Journées de l’Innovation en Biologie, qu’il a relancées alors que l’édition 2024 avait fini dans le rouge.

Il a quitté deux maisons. Il en a rouvert deux autres.

Dans l’épisode, il raconte ce que ça coûte de rester quinze ans, le moment où l’on sent qu’il faut passer la main, et pourquoi, après une vie à se battre, il laisse cette consigne à ceux qui restent : « Faut en ouvrir d’autres. Faut pas s’arrêter. Faut avancer. »

Les JIB sont l’une de ces portes.

Leur 68e édition se tient autour du couple biologie et intelligence artificielle. Une profession qui se demande ce que la machine va changer à son métier a besoin d’un endroit pour se poser la question ensemble, en vrai. C’est ce lieu-là qu’il a voulu rouvrir.

Rendez-vous aux JIB 2026J’y serai le jeudi 19. Jeudi 19 et vendredi 20 novembre · Centre des Congrès de la Villette, ParisInscription : lesjib.org

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À propos du podcast

On entend le bruit de la biologie médicale : baisses de nomenclature, regroupements, financiarisation. On entend rarement ceux qui la vivent. LPB raconte le moment où le métier déborde, celui où il faut décider, transmettre, ou devenir autre chose. isomere.substack.com

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