À la Une: le prix Nobel de la paix remis à la sud-africaine Navi Pillay

Épisode de Revue de presse internationale par RFI · 10 octobre 2026 · 4 min

C’est surtout la presse française qui reprend l’information ce samedi. Libération est enthousiaste : « Si certains Nobel de la paix ont pu par le passé susciter plus d’une interrogation quant à leur légitimité et leur ancrage dans l’actualité, estime le journal de gauche, la récompense de cette année ne souffre, elle, d’aucune ambiguïté. En décernant son prix à la juriste sud-africaine Navi Pillay, le comité Nobel a primé une combattante pionnière pour les droits humains et la justice internationale ».

Un enthousiasme que ne partage pas vraiment le Figaro, qui parle d’un prix Nobel « politique et polémique ». Le quotidien conservateur souligne « qu’Israël dénonce une validation des accusations de "génocide" formulées à son encontre par une commission que présidait Navi Pillay ». Commission de l’ONU qui « à l’automne 2025, avait accusé Israël de commettre un "génocide" dans la Bande de Gaza ».

« La mise en lumière de cette figure de la lutte contre l’apartheid constitue non seulement une mauvaise nouvelle pour l’État hébreu, poursuit le Figaro, mais aussi un camouflet pour Donald Trump », toujours candidat à la prestigieuse récompense. D’ailleurs, coïncidence ou non, quelques heures après la remise du prix Nobel de la paix, les États-Unis ont annoncé des sanctions (en forme d’ultimatum) contre la Cour Pénale Internationale, dont Navi Pillay fut l’une des juges.

Pays riche en ressources naturelles

Le New York Times publie une enquête sur la présence de mercenaires en République démocratique du Congo. Le quotidien américain décrit ainsi la situation : « La blessure d’un ancien béret vert et la mort d’un soldat d’élite néo-zélandais ont mis en lumière le rôle croissant du fondateur de Blackwater dans l’un des conflits les plus inextricables d’Afrique ».

Cet homme, c’est Erik Prince, le fondateur d’une société militaire privée, « tristement célèbre, rappelle le New York Times, pour le massacre de civils en Irak en 2007 ». Le quotidien américain précise aussi que « depuis des années, Erik Prince recherche des opportunités dans des pays riches en ressources naturelles et ravagés par les conflits, notamment en Afrique ».

Selon le quotidien américain, c’est Kinshasa qui se serait « tournée vers Erik Prince, lui confiant un rôle central » dans la guerre dans l’est de la RDC. Erik Prince aurait notamment « fourni des drones et des mercenaires pour aider le Congo à combattre le M 23 ».

Ce qu’ont révélé la blessure d’un ancien béret vert américain et la mort d’un ancien soldat d’élite néo-zélandais, le mois dernier, c’est, selon le New York Times, « l’influence croissante d’Erik Prince au Congo, alors que l’administration Trump cherche à renforcer la présence des entreprises américaines dans le secteur minier lucratif du pays, où la domination de la Chine sur des minerais stratégiques comme le cobalt, suscite une inquiétude grandissante à Washington ».

Des centaines d'arbres condamnés

De Donald Trump, il en est encore question, dans un article du Washington Post… « Plus de 500 arbres pourraient être abattus sur un terrain de golf que Trump souhaite réaménager », explique le quotidien américain ». « À partir de ce samedi, poursuit le Washington Post, les équipes du Service des parcs nationaux entameront une nouvelle phase d’abattage sur ce terrain de golf public et historique ».

Telle est la réponse de l’administration américaine, « à une action en justice contestant le projet de Donald Trump, qui veut transformer ce site centenaire en un parcours d’élite capable d’accueillir de grands championnats ».

Toutefois, les opposants à cet abattage massif ont perdu devant la justice. Le mois dernier, « la juge de district Ana Reyes a refusé d’empêcher l’abattage d’arbres, se fondant sur l’argument du gouvernement selon lequel il s’agit de travaux d’entretien et non d’un projet de rénovation ».

Ce qui n’est pas du goût des « cyclistes », des « coureurs », des « familles » et des « pêcheurs » qui fréquentent le site. « Une pétition a recueilli plus de 5 000 signatures ». Mais l'espoir d'un recul de l'administration américaine est bien mince...

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À propos du podcast

Panorama de la presse internationale sur les sujets d’actualité du jour. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet.

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