À la Une : l’Arabie saoudite dans le piège des Houthis

Épisode de Revue de presse internationale par RFI · 14 octobre 2026 · 4 min

C’est une véritable guerre à coups de missiles à laquelle se livrent les Houthis pro-iraniens du Yémen et l’Arabie saoudite. Les échanges de tirs sont quasi-quotidiens : « la coalition menée par Riyad a ciblé hier soir un site de la Compagnie pétrolière du Yémen à l’ouest de Sanaa, rapporte Le Temps à Genève. En réponse, les combattants pro-iraniens ont frappé Riyad. Quatre personnes ont été blessées hier soir dans la capitale saoudienne par des débris de deux missiles houthis interceptés. »

« L’Arabie saoudite l’a officiellement reconnu, pointe Le Figaro à Paris : le royaume, ses “infrastructures, (ses) institutions, (ses) équipes, et (sa) résilience sont mis à l’épreuve“ par les frappes meurtrières de ses voisins, les rebelles yéménites houthistes. À Riyad, ce n’est pas la panique, mais la peur d’une guerre dont l’initiative échappe aux Saoudiens est palpable, confie un expatrié, trois jours après l’attaque, imputée aux houthistes, contre l’aéroport de la capitale, qui a tué 13 personnes, la plus meurtrière en douze ans de conflit. »

« Blocus contre blocus, aéroport contre aéroport »

Désormais, relève Le Figaro, « l’Arabie fait face à sa première vraie menace venant de son flanc sud, où son aviation a intensifié depuis quelques semaines ses bombardements dans l’espoir d’aider ses alliés loyalistes yéménites à regagner le terrain perdu début septembre face aux houthistes : c’est-à-dire la côte le long de la mer Rouge et du détroit stratégique de Bab al-Mandab, d’où les navires saoudiens sont interdits de passage par les insurgés pro-iraniens. Mais malgré une pression militaire aérienne fournie par l’Arabie, au sol, les relais de Riyad au Yémen piétinent. »

Et les Houthistes « appliquent une nouvelle stratégie : “blocus contre blocus, aéroport contre aéroport“. »

Et les Saoudiens sont coincés, rapporte encore Le Figaro. « Si, grâce aux Patriot et aux Thaad américains, ils parviennent à intercepter à haute altitude les missiles balistiques houthistes, ils manquent d’équipements contre les drones et les missiles de croisière, qui ont frappé à basse altitude l’aéroport de Riyad samedi. »

Ce conflit a des répercussions dans tout le Moyen-Orient et aux Etats-Unis : « Trump défendra-t-il l’Arabie saoudite contre les attaques des Houthis – et jusqu’où ira-t-il ? », s’interroge Haaretz à Tel Aviv.

« Alors que Riyad peine à stopper les missiles et les drones des Houthis, le président américain doit choisir entre aider un allié proche des États-Unis et rouvrir un conflit avec le Yémen qu’il cherchait à résoudre. »

Les faux pas de deux femmes de pouvoir dans le monde de Trump

A la Une également, deux femmes en difficulté dans l’entourage de Trump…

La première, Kimberly Guilfoyle, ambassadrice américaine en Grèce et ancienne fiancée de Donald Trump Jr, a démissionné de son poste hier après des soupçons de corruption. C’est le Wall Street Journal qui a révélé l’affaire. Kimberly Guilfoyle a été poussée vers la sortie par Donald Trump qui a déclaré à son propos : « elle faisait du bon travail, mais on n’aimait pas ce qu’on lisait dans la presse. »

Commentaire du Monde à Paris : « le sacrifice de Kimberly Guilfoyle témoigne du contexte politique actuel, à trois semaines des midterms. Les démocrates ont réussi à promouvoir l’idée que la corruption généralisée se faisait au détriment des Américains, dont la vie au contraire était plus onéreuse que jamais. Une communication de crise s’imposait. »

L’autre « Trumpette » en difficulté, c’est Katie Zacharia, la toute nouvelle porte-parole de la Maison Blanche. Elle se présente comme avocate de profession. Mais les experts juridiques n’en sont pas vraiment certains, rapporte la presse américaine, dont le Washington Post. Et ses compétences en tant que porte-parole de la présidence ne sont pas évidentes.

« Ses premiers pas dans la salle de presse hier ont été chancelants, relate Le Monde. Très nerveuse, lisant ses notes, elle s’est contentée de répondre à trois questions, annonçant justement le départ de Kimberly Guilfoyle, puis elle est partie au bout d’un quart d’heure. »

Le Guardian à Londres rappelle pour sa part que Katie Zacharia est une farouche militante MAGA : « elle croit que l’élection de 2020 a été volée et c’est une adepte des vérités alternatives, des thèses complotistes, notamment celle qui prétend que Trump sauve le monde d’une cabale de pédophiles sataniques. » Commentaire du Guardian : « Katie Zacharia est parfaitement à sa place… »

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À propos du podcast

Panorama de la presse internationale sur les sujets d’actualité du jour. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet.

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