À la Une: Flavio Bolsonaro arrive en tête du premier tour de la présidentielle au Brésil

Épisode de Revue de presse internationale par RFI · 5 octobre 2026 · 4 min

Flavio Bolsonaro arrive en tête du premier tour avec 47 % des voix, soit deux points de plus que Lula, son rival et président sortant du pays. Un résultat que ce dernier a qualifié d'« inattendu », affirmant qu'il s'attendait à l'emporter dès le premier tour, relate le journal brésilien O Globo.

C'est donc une mauvaise surprise pour le camp de Lula, et « un message clair des électeurs », selon O Estado de Sao Paulo. « Il y aura un second tour, mais le vote d'aujourd'hui, avec Flavio en tête face à Lula et des victoires écrasantes pour les partis d'opposition, a déjà mis en évidence le rejet croissant du Parti des travailleurs de Lula », analyse le journal.

Plus au sud sur le continent, en Argentine, c'est le même constat que dresse le média Clarín : « La différence peut paraître minime, mais elle ne l'est pas, et son importance n'en est pas moins capitale. La défaite (...) que vient de subir le président Lula da Silva masque à peine un vote de protestation émanant de son électorat traditionnel : les classes populaires. Ce large segment de la population, qui explique en grande partie les plus de quarante ans de carrière de ce leader légendaire, a perdu espoir qu'une élection puisse améliorer sa situation financière. »

Abstention massive

Et Lula est le premier à le noter : plus de 28 millions de personnes ne se sont pas rendues aux urnes. « Ce sont des Brésiliens qui gagnent à peine deux fois le salaire minimum, plus préoccupés par leur quotidien que par le processus électoral. Leur réaction révèle à quel point Lula a perdu de la popularité », souligne encore Clarin.

« On peut d'ores et déjà affirmer que l'électorat aspire au changement », ajoute O Estado de Sao Paulo, « cependant, le premier tour de campagne n'est guère encourageant », soupire le journal brésilien.

« On n'a quasiment rien entendu sur leurs intentions respectives (...). Tous deux ont davantage misé sur la crainte d'une victoire de leur adversaire que sur la conviction de la valeur de leurs propres propositions, comme si le simple fait d'être moins impopulaire que le vaincu suffisait à faire un bon dirigeant. Il en résulte un électorat qui s'est rendu aux urnes par devoir plus que par espoir, et qui a sans aucun doute opté pour ce qu'il considérait comme le moindre mal. »

Un scrutin à la dimension régionale

L'ombre de Donald Trump plane sur ce scrutin comme sur ceux des autres pays du continent. « L'élection dans le plus grand pays d'Amérique du Sud constitue le test le plus important pour la volonté de Trump de réaffirmer la domination américaine dans la région », interprète même le Washington Post, depuis les États-Unis.

Pour le média argentin Clarin, « placer un dirigeant allié à la tête de la deuxième économie de l'hémisphère consolide la stratégie étasunienne de contrôle de la région. Les sept dernières élections présidentielles en Amérique latine se sont soldées par la victoire de dirigeants adoubés par la Maison-Blanche. Le Brésil pourrait bien être le prochain. »

Un appel lancé par 500 anciens ministres, ambassadeurs et hauts fonctionnaires européens sur la Palestine

« La Palestine, un an après le cessez-le-feu : pourquoi aucune action de l’UE ? » demandent les signataires de cette tribune parue dans ldans les colonnes de Libération.

« Après une nouvelle année de violences et de nettoyage ethnique perpétrés par le gouvernement israélien contre la population palestinienne à Gaza et en Cisjordanie, écrit le journal, 500 hauts responsables européens lancent un appel pour que des mesures soient enfin prises par l’UE lors de la prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères, le 12 octobre. » Ils appellent notamment la Commission européenne à présenter des projets de loi, « pour empêcher tout commerce de l'UE avec les colonies illégales », d'une part, et pour« sanctionner toutes les institutions financières participant à la mise en oeuvre du projet E1 », voulu par le gouvernement israélien.

Pour ces signataires, « l'Union européenne n'a pris aucune mesure pour dissuader la réalisation de ce projet, malgré les conséquences considérables de cette nouvelle annexion de terres », comme ils l'écrivent dans les pages de Libération. Et pour eux de conclure dans cette tribune, que « le moment est assurément venu pour l'UE et ses États membres d'agir. »

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Panorama de la presse internationale sur les sujets d’actualité du jour. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet.

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