À la Une: la crise de l’énergie profite à certains et pas à d’autres

Épisode de Revue de presse Afrique par RFI · 21 octobre 2026 · 4 min

« L’Algérie s’impose de plus en plus comme un acteur clé sur la carte énergétique mondiale ». Constat établi par le site TSA, Tout sur l’Algérie. En effet, les exportations de pétrole et de gaz algériens ne se sont jamais aussi bien portées. Avec un client qui demande encore et encore : la France.

Alors qu’Emmanuel Macron est en tournée dans les pays du Golfe afin notamment d’accroître les importations de diesel, la France frappe aussi à la porte de l’Algérie. « Paris souhaite sécuriser ses approvisionnements auprès de sources alternatives, rapporte TSA, dans un contexte mondial tendu et alors que le pays fait face à des manifestations contre la vie chère ».

Pour le pétrole, pas de problème, pointe le site Algérie 360 :  l’Algérie est actuellement en mesure d’augmenter ses livraisons de pétrole à la France. (…) Sur le front du brut et des produits raffinés, la demande française s’appuie sur une relation commerciale déjà dense. En avril dernier, la France s’est hissée au premier rang des acheteurs de pétrole algérien. Devant la Corée du Sud, l’Espagne, les États-Unis et l’Italie ».

Le pétrole oui, mais le gaz…

En revanche, poursuit Algérie 360, c’est plus délicat pour le GNL, le gaz naturel liquéfié : « si l’Algérie dispose des marges nécessaires pour augmenter ses livraisons de brut, la Sonatrach fait face à des contraintes légales d’un autre ordre sur le GNL. L’écrasante majorité de ses capacités de production de gaz est en effet déjà engagée dans des contrats de long terme fermes. Avec des calendriers de livraison rigides qui ne permettent pas de rediriger subitement des cargaisons. Ni de débloquer d’importants volumes sans négociations commerciales et ajustements logistiques préalables ».

En fait, précise Afrik.com, « le facteur déterminant reste la demande nationale algérienne. Le gaz assure 99 % de la production d’électricité du pays, et les pics de consommation de juillet et d’août ont absorbé toute hausse de la production ».

Test diplomatique…

En tout cas, le fait que la France sollicite l’Algérie pour une fourniture énergétique accrue est un test pour le dégel des relations entre les deux pays.

« La crise s’était ouverte en juillet 2024, rappelle Afrik.com, quand Emmanuel Macron avait inscrit le présent et l’avenir du Sahara occidental dans le cadre de la souveraineté marocaine. Elle avait culminé en avril 2025 avec l’expulsion réciproque d’une douzaine d’agents diplomatiques et consulaires et le rappel de l’ambassadeur Stéphane Romatet. Le dégel amorcé en février dernier avait ramené le diplomate à Alger en mai dernier. Deux ans après le début de la brouille, Paris se retrouve donc en position de demandeur ».

Toutefois, relève encore le site panafricain, « aucun accord entre Alger et Paris n’a encore été annoncé à ce stade ».

Le Niger en manque de carburant

Le carburant toujours… En raison de la crise énergétique, de plus en plus de pays du continent connaissent des pénuries ou des restrictions. C’est le cas du Niger. « Depuis quelques jours, constate Actu Niger, la pénurie de carburants, qui affecte depuis des mois plusieurs villes de l’intérieur du pays, a fini par gagner la capitale, Niamey. De longues files d’attente sont visibles le long des artères, autour des stations-service et sur le marché noir, les prix ne font qu’augmenter à une vitesse exponentielle. Malgré les annonces des autorités sur un retour à la normale avec l’arrivée de plusieurs citernes pour ravitailler les stations-service, la situation reste critique en ce début de semaine, affectant les activités socioéconomiques et attisant des grognes circonscrites par endroits ».

Deux raisons à cette pénurie, précise Jeune Afrique : « le Niger produit du pétrole, mais ne dispose que d’une unité de raffinage aux capacités insuffisantes. L’autre explication, c’est le renchérissement de l’essence traditionnellement complémentaire venue du Nigeria. Une essence de contrebande devenue trop chère, depuis la décision du président Bola Tinubu de mettre fin, en 2023, aux subventions publiques sur le carburant ».

Pour autant, le site Tamtam info se veut rassurant : « gardons notre calme, restons unis et faisons preuve de résilience. Les pénuries actuelles constituent une difficulté à traiter avec sérieux et responsabilité, mais elles ne doivent pas nous faire oublier notre capacité à surmonter les épreuves. (…) Évitons les achats excessifs, les spéculations et la propagation de rumeurs susceptibles d’aggraver la situation ».

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À propos du podcast

Les commentaires des quotidiens et hebdomadaires africains sur l'actualité du continent. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet. Un regard original, souvent ironique et parfois sans complaisance sur les événements petits et grands qui font…

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