Dating pool de bon marché
Épisode de FouQuiDit poésie Podcast par FouQuiDit poésie thérapie · 10 mai 2026 · 16 min
Poème FouQuiDit thérapie: Dating pool
J’aime le plaisir, le contact et le sexe,
Mais j’ai besoin de plus que du latex.
Ma libido est au plafond, freinée par mon cortex
Aux désirs précis et plus complexes.
Avant, je me contentais du SHEIN et du Zara.
C’était éphémère, bon marché et accessible.
Maintenant, mon intérêt cherche Chanel et Prada:
L’intemporel, le haut de gamme et l’inaccessible.
J’aimerais pouvoir me contenter du bon marché,
Être facilement rassasiée, pour éviter de manquer.
Mais cette gamme de produits ne fait que me décevoir.
Elle manque de richesse, elle manque de profondeur.
Je ne m’excite plus, anticipant le moment dans le miroir
Où je témoignerai mon achat, perdant vite sa valeur.
L’effet rapide de la mode éphémère:
Un emballage soigné qui ne contient que de l’air.
Je ne manque pas de souffle pour respirer,
Mais je rêve d’un air frais, filtré et de qualité.
Un air de qualité, on pourrait s’en passer,
Mais, il enrichit chaque souffle pour mieux respirer.
L’emballage n’est qu’un gaspillage à déchirer et jeter,
L’air à l’intérieur ne fera que m’étouffer.
Pourquoi payer pour un emballage qu’on devra jeter,
Alors que l’air filtré est un gain à long terme pour ma santé?
Je suis impatiente de pouvoir investir en qualité.
Mais je dois travailler plus fort pour économiser,
Et même l’argent en main, tenir compte de l’exclusivité.
Mon impatience ne peut être rassasiée par le bas de gamme.
Me voilà en attente, à désirer, à frustrer… je cherche l’âme.
Je suis ce mauvais jour de magasinage en friperie,
Où l’on essaie une multitude de vêtements choisis,
Pour finalement ressortir avec rien qui ne va,
Déçue de savoir qu’on ne consommera pas.
Analyse : Le dating à l’ère de la fast-fashion
J’ai écrit ce poème pour exprimer à quel point le monde du dating est fatiguant et décevant. Je crois qu’avec l’âge, nos standards s’élèvent naturellement, car les exigences de la vie augmentent aussi. J’ai des amies qui envient parfois le célibat et la liberté d’enchainer les aventures, mais la réalité est tout autre : en tant que célibataires — et je parle ici surtout des femmes, puisque c’est à elles que je m’identifie — nous sommes souvent découragées. La plupart des rencontres sont décevantes et le processus est épuisant.
Dans ce texte, je fais un parallèle direct avec la fast fashion et la surconsommation. J’ai parfois l’impression de “magasiner” mon futur mari. Je critique cette tendance à consommer les relations comme des produits bon marché : on veut être rassasiée tout de suite, mais une autre part de nous recherche désespérément de la profondeur et de la qualité. Le problème, c’est que si les options sont nombreuses (comme dans la fast fashion), la qualité, elle, est exclusive et rare. Et je réalise que malgré moi, c’est cette exclusivité que je recherche.
Le dating ressemble aujourd’hui à une séance de magasinage en friperie : on fouille parmi une multitude d’items de toutes sortes, on cherche la pièce rare qui nous ira à merveille, pour finalement ressortir les mains vides. J’exprime ce paradoxe : j’ai le désir sincère de rencontrer “ma” personne, je m’investis, j’essaie de rencontrer du monde, mais les résultats me laissent vide.
Je parle aussi de ma libido qui reste sur sa faim. Mes désirs sont bien présents, mais je n’arrive pas à les combler parce que les options disponibles ne répondent pas à mes standards. Si ça ne « matche » pas avec qui je suis, ça ne me suffit pas. J’avoue même que j’aurais aimé pouvoir me contenter du “bon marché”, mais c’est au-dessus de ma volonté.
La surconsommation, tout comme le dating moderne, nous pousse à vouloir toujours plus sans jamais nous rassasier. On se retrouve face à une panoplie d’options, mais on finit déçue, avec l’envie de consommer autre chose, alors qu’on cherche simplement ce qui nous fera du bien sur le long terme. Cette culture du jetable nous empêche de nous investir dans des relations profondes. La plupart de mes rencontres manquent de substance ; la satisfaction n’y est qu’éphémère.
Au final, ce constat amène une vraie frustration. C’est ce cycle de consommation vide qui m’épuise.
Merci d’avoir pris le temps d’écouter FouQuiDit! Je vous invite à partager votre vécu en lien avec le poème, ça me fera plaisir d’entendre votre avis ou vécu par rapport au dating en 2026 hahah. Pour vous les célibataire rêvant de chercher l’amour force à vous tout comme à moi-même!
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