Une fusion relationnelle, un amour qui nous empoisonne...
Épisode de FouQuiDit poésie Podcast par FouQuiDit poésie thérapie · 18 janvier 2026 · 20 min
Poème de FouQuiDit: Attraction empoisonnée
Mon attraction devient rapidement poison.
Comme si j’étais draguée de désespoir vers lui.
On me communique ce sentiment par l’intuition.
Je ne sais point par contre si j’ai raison,
Mais quelque chose me dit que oui.
Ce « lui » pourrait être n’importe qui.
En autant que l’énergie et les composantes sont sécuritaires.
Je cherche à remonter mon niveau d’énergie,
Par le biais des autres, d’autrui, d’un « lui ».
Dans ces vers, je décris l'éveil d'une conscience : la réalisation que mon mode d'attachement cache une part d'ombre. Je dépeins une forme de dépendance où le désir de combler le vide et la solitude l'emporte sur la recherche d'une connexion saine. Cette quête d'autrui pour se "remplir" injecte une dose de désespoir dans la relation, transformant l'attraction en un mécanisme de survie plutôt qu'en un élan du cœur.
Cela amène par conséquent l’éloignement du « lui ».
Qui voudrait être la source d’alimentation d’autrui ?
Je le sais, je l’ai été.
Et ça m’a maganée.
Maintenant je recherche cette énergie,
Qui autrefois, jaillissait jour et nuit.
Je dois commencer par moi.
Tu le sais déjà.
Mais parfois c’est plus fort que moi.
Je suis attirée par un « toi ».
Ici, j'exprime une culpabilité profonde : celle de savoir que je cherche à combler mon vide à travers l'autre, tout en refusant de le faire. Ayant moi-même été épuisée et "vidée" par des personnes qui s'appuyaient trop sur moi, je connais le poids d'être la source d'alimentation d'autrui. Malgré cette blessure passée et ma volonté de ne plus dépendre de personne, l'attraction reste parfois plus forte que la raison. C'est le combat entre le désir de guérir par soi-même et le vieux réflexe de chercher le salut dans un "toi".
Je n’aime pas vraiment ça.
Je m’enivre de cette énergie, qui devient addictive.
Je perds le « moi » et deviens passive.
Mon identité s’accroche et se mélange au « toi ».
Je sais que c’est malsain et que c’est mauvais pour moi.
Mais étrangement, je m’accroche à l’énergie positive.
Me rendant plus positive.
Me rendant un vivant meilleur.
Mais je le sais que ce n’est point authentique dans mon cœur.
Je décris ici la relation comme une drogue : un plaisir immédiat qui désinhibe, mais qui finit par effacer le "moi". Dans ce processus de fusion, mon identité se dissout dans l’autre, créant une version de moi-même qui semble plus "vivante" ou "meilleure", mais qui est profondément artificielle. Le constat est lucide : ce bonheur n'est pas authentique, car il ne naît pas d'un amour pour ce que l'autre est réellement, mais d'un besoin addictif de combler un vide. C'est l'illusion d'être entière au prix de la perte de son propre centre.
Je rejette la personne dans ma conscience,
Qui sait que je perdrai mon existence.
Elle le sait que je ne veux pas ça.
Donc, une fois que le « lui » part,
Une vague de soulagement monte en moi.
Je ne perdrai pas mon « moi » grâce à son départ.
Cette partie illustre le basculement vers mon instinct de préservation. Une part de moi reste consciente du danger de disparaître dans l'autre et finit par percevoir la relation comme une prison. Dès lors, l'expression de ma propre personnalité devient un fardeau épuisant. Le départ de l'autre n'est plus vécu comme un abandon, mais comme une libération : une bouffée d'oxygène qui me permet enfin de me retrouver complète et de reprendre possession de ma liberté.
Il me fera écrire de beaux poèmes, j’aime ça.
Le montrer à « lui », mon ego ne le permet pas.
Mais grâce au « lui ou toi »,
Ma plume s’embellit.
Je relis et je souris.
J’aime ça,
Mais tu ne le sauras pas.
Dans ces vers, je confie que mon amour le plus authentique et ma sensibilité ne trouvent refuge que dans l'écriture. La poésie devient le seul espace où je m'autorise à aimer et à être émue. Il y a une partie de moi qui chérit cet élan amoureux, mais mon ego agit comme un bouclier : il m'interdit de dévoiler cette vulnérabilité à l'autre. Je préfère garder cette beauté pour moi seule, transformant l'autre en muse secrète plutôt que de risquer de lui ouvrir mon cœur.
Ton départ ne brisera pas mon cœur, mais mon ego.
Car je ne peux pas aimer tant que je n’aime pas « moi ».
J’espère aller mieux bientôt,
Mais cela dépend du « moi ».
Je réalise ici que la douleur de la rupture ne vient pas d'un cœur brisé, mais d'un ego blessé. Le départ de l'autre ne me blesse que parce qu'il semble confirmer une vieille peur : celle de ne pas être aimable. Pourtant, ce départ provoque aussi un soulagement inattendu. En perdant l'autre, je cesse de performer et je retrouve la liberté d'exister tout entière. Je comprends enfin que ma guérison ne dépend pas d'une rencontre future, mais de ma capacité à m'aimer par moi-même.
Maintenant, je vous pose la question : est-ce que vous êtes comme moi, genre... complètement perdus en amour ?
J’ai écrit ce poème-là il y a plusieurs mois déjà. Avec le recul, je suis contente de voir que je ne cherche plus à fusionner avec quelqu’un pour combler un vide. J’ai tellement développé ma propre personne que ce vide-là n’existe plus vraiment ; je me comble moi-même. J’ai appris à remplir mes temps libres avec mes passions et j’ai apprivoisé la solitude au point de l’apprécier.
Mais bon, c’est là que ça devient complexe : maintenant que j’ai compris quoi ne pas faire et que je n’ai plus ce besoin désespéré de l’autre, je ne sais toujours pas plus quoi faire.
Je ne sais pas c’est quoi, l’amour. Je ne sais pas qui choisir, et ce que je recherche est encore pas mal flou. Je cherche encore la recette pour aimer de façon saine. Quand j’ai le goût de fuir dès que ça connecte, je me demande : est-ce que c’est ma peur de l’intimité qui voit encore le rapprochement comme une prison ? (En plus, je suis tellement bien seule et complète avec moi-même, pourquoi je m’embarquerais là-dedans, hen ? hahaha). Ou ben si c’est juste mon corps qui m’envoie le signal que c’est pas mon type de gars ?
Bref, à suivre lol.
Si vous avez un style d’attachement anxieux, évitant, ou même un mélange des deux (désorganisé), dites-moi comment vous faites, parce que moi, je suis dans le néant. Je commence quasiment à espérer que le gars va juste popper à ma porte par magie en me disant : “Salut, je suis ton homme idéal, ton futur mari”, parce qu’honnêtement, je ne me fais pas encore confiance dans mes choix. :’)
Merci d’avoir lu jusqu’au bout mon poème, mon analyse et ma question existentielle que je pensais pouvoir régler en “guérissant” lol.
J’espère que vous avez apprécié. Si vous êtes comme moi et que vous n’avez pas encore toutes les réponses, j’espère que ça vous fait du bien de voir qu’on est plusieurs dans le même bateau de confusion HAHAHA ! C’est la merde d’être clueless, mais au moins dites vous que vous n’être pas seule.
Et d’un autre côté, si certains d’entre vous ont réussi à trouver des réponses ou à y voir plus clair, s’il vous plaît, partagez-les avec nous autres qui sommes encore perdus ! J’espère juste qu’on ne va pas chavirer et qu’on va finir par trouver le trésor sur l’île.
Bref, gênez-vous pas pour m’écrire et laisser un commentaire, j’aime trop discuter de ce genre de sujets ou savoir que je ne suis pas toute seule.
Force à nous tous dans ce périple de guérison !
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